25.03.2008

Plus besoin de télécharger : la musique s'écoute désormais en direct sur internet

Les services proposant des albums diffusés en streaming se multiplient et s'enrichissent de fonctions communautaires. Dernier en date à se lancer dans l'aventure: Jiwa, qui se présente comme «un formidable outil de lutte contre le piratage».

331a9d570abf52acde969d01352ae391.jpgLa musique poursuit sa révolution numérique. Désormais, plus besoin d'acheter de CD ou de télécharger des albums -légalement sur une des nombreuses plateformes de ventes en ligne (iTunes, FnacMusic etc.) ou illégalement sur les réseaux d'échange de fichiers (comme l'incontournable Bittorrent)- pour écouter ses artistes favoris. Il suffit de lancer son navigateur internet et de se connecter à un site de musique en direct (streaming pour les initiés). Dernier exemple en date illustrant cette nouvelle tendance: l'ouverture mi-mars de Jiwa. La plateforme, fondée par deux français, propose aux internautes d'accéder gratuitement et en toute légalité à un catalogue composé de centaines de milliers de chansons. Tous les genres sont représentés: pop-rock, chanson française, classique, jazz, électro, hip-hop... les auditeurs n'ont que l'embarras du choix. Et évoluent dans un environnement particulièrement attrayant: l'interface, si elle n'est pas exceptionnelle sur le plan graphique, est particulièrement réactive (les morceaux sont lancés immédiatement après avoir cliqué sur "play") et la qualité audio est irréprochable. Une fois l'ordinateur relié à une chaîne hi-fi, difficile de faire la différence avec un CD.

20e99ef9e9d949a7bbe9d50be8f11b9b.jpg La plateforme met par ailleurs un point d'honneur à promouvoir les artistes et à proposer un large éventail de services communautaires. « Jiwa, qui signifie "l’âme" en sanscrit, permet aux Jiwers d’exprimer leurs émotions musicalement, en composant des playlists (liste de chansons, ndlr) qu’ils partagent avec la communauté. Grâce à un système exclusif de recommandations, les Jiwers découvrent de nouvelles musiques, peut-on lire sur le communiqué de presse annonçant le lancement du site. A chaque fois qu’une chanson est jouée, le service suggère automatiquement web radios, playlists, titres proches et utilisateurs similaires. Enfin, chacun peut s’abonner auprès d’un Music Angel pour recevoir des suggestions musicales. En ajoutant un titre à ses coups de coeur, le Jiwer devient Music Angel et diffuse ses choix à tous ses amis. »

Comme la plupart de ses concurrents (voir ci-dessous), le modèle économique de Jiwa est basé sur la publicité. Les revenus générés par les annonces -qui, bon point, restent pour l'instant discrètes- doivent permettre à l'entreprise de dégager des bénéficies et aux artistes et maisons de disques d'être rémunérés. « Jiwa est un formidable outil de lutte contre le piratage », assure Thierry Rueda, président et cofondateur de la société.

Reste maintenant à attendre que les baladeurs MP3 soient connectés en permanence à internet pour profiter de Jiwa et les autres en pleine rue.

Deezer, Musiline, LastFM... faites votre choix

dd114b490dc6adc94cd3255be2b2058b.jpgDeezer : sans doute le plus connu des sites de musique en direct. Interface particulièrement soignée, vaste catalogue balayant tous les courants musicaux, page d'accueil mettant en lumière tel ou tel album, fonctions communautaires... rien ne manque. Si ce n'est peut-être un peu plus d'informations sur les albums et les artistes. Un must toutefois.

d9ff4718f18fb9d1ede46c1926ec895d.jpgMusiline : le service musical en ligne développé par Lagardère Active, lancé fin janvier. Réservé pour l'heure aux abonnés Orange, MusiLine met l'accent sur la qualité des playslists qu'il est capable de générer en fonction des gouts de l'utilisateur. Le son est de bonne qualité, l'interface simple, mais la publicité bien présente.

6133c27ecbdefe58d2494eedadcb48a8.jpgLastFM : un service un peu différent, qui s'apparente plus à une webradio. Il suffit d'entrer le nom d'un artiste et LastFM joue en continue des morceaux en fonction de son profil utilisateur. Idéal pour découvrir de nouveaux groupes et faire partager ses goûts à la communauté.

19.06.2007

Les Français raffolent du streaming

Les YouTube et autres Dailymotion ont de beaux jours devant eux dans l'Hexagone. C'est ce que l'on peut déduire d'une étude publiée aujourd'hui par comScore. D'après cette société spécialisée dans la mesure des usages liés au web, les internautes français sont en effet fous de streaming. L'institut assure qu'au mois d'avril dernier, 79% d'entre eux (du moins ceux âgés de 15 ans et plus et ayant accès à un ordinateur au travail ou à la maison) ont regardé de la vidéo diffusée sur la toile au moyen de cette technologie permettant de visionner des films ou des clips sans attendre qu'ils soient entièrement téléchargés. Il ne sont "que" 76% aux Etats-Unis et 70% en Allemagne. Seul le Royaume-Uni fait un poil mieux. «Si près de 8 utilisateurs sur 10 regardent de la vidéo en streaming en France, il est clair que ce type d'usage devient l'un des usages fondamentaux de l'internet, au même titre que la recherche d'information, le courrier électronique ou l'achat en ligne», explique Delphine Gatignol, directeur du développement chez comScore France. Et vous, vous y allez sur YouTube?