28.05.2008

La future loi contre le piratage bien acceptée ?

a428d5cba7eff62c3faedfb37ecf6222.jpg74 % des Français sont favorables aux principales dispositions du projet de loi "Création et internet", relatif au téléchargement illégal. C'est ce qu'annonce la société des producteurs phonographiques, sondage Ipsos à l'appui. Ce projet de loi, qui d'après l'AFP devrait être présenté en conseil des ministres le 11 juin, s'articule autour du principe de la "riposte graduée". Traduction : le pirate est d'abord invité par mail à cesser ses pratiques frauduleuses, puis averti par lettre recommandée, avant d'être privé temporairement d'accès internet.

«Pour une très grande majorité de Français, la mesure de suspension d’abonnement prévue, en dernier recours, dans le cadre du projet de loi, n’est pas perçue comme une mesure disproportionnée par rapport aux infractions commises, ni comme une mesure attentatoire à leurs libertés fondamentales », assure la SCPP dans un communiqué. Cette étude révèle également que 90 % des Français arrêteraient de télécharger illégalement s'ils recevaient deux mises en garde. « Le dispositif prévu par le projet de loi est donc susceptible d’être extrêmement efficace, sur la simple mise en œuvre des mesures de prévention que celui-ci prévoit. Les mesures de sanctions de coupure d’abonnement ne devraient donc concerner qu’une minorité d’irréductibles, qui auront été prévenus plusieurs fois du risque qu’ils encouraient en poursuivant leur téléchargement illégal », commente la société des producteurs phonographiques. Autres enseignements remarquable de ce sondage : 80% des Français estiment que les créateurs doivent être rémunérés lorsque leurs chansons sont téléchargées sur internet et 90 % d'entre eux pensent que la chute des ventes de disques est due au piratage.

Si les résultats de cette étude sont particulièrement encourageants pour le gouvernement et les majors du disque, ils ont de quoi surprendre au regard notamment de la position du Parlement européen qui s'est récemment prononcé contre la suspension d'abonnement. Et de la pétition lancée sur le web par SVM qui considère que ces mesures aggraveraient la situation... et qui a déjà recueilli près de 13 000 signatures.

23.11.2007

Piratage : repression en plus, DRM en moins

a8652cea71cc1110a9432dbbaa833041.jpgLes pirates n'ont qu'à bien se tenir. Le rapport Oliviennes, rendu aujourd'hui au président de la République, n'est pas tendre avec les adeptes du P2P et autres newsgroups. Le document, qui s'accompagne d'un accord signé par l’État, les professionnels de l’audiovisuel, du cinéma, de la musique et les fournisseurs d’accès à internet (FAI), prévoit notamment la mise en place d’une autorité administrative chargée de superviser la lutte contre le téléchargement illégal. Au menu: envoi de messages d’avertissements aux pirates et, en cas de récidive, suspension, voire résiliation de leur abonnement Internet. Ceux qui font commerce des oeuvres contrefaites devront quant à eux répondre de leur comportement devant la justice. Voilà pour la partie sanction.

Heureusement, l'accord ne s'arrête pas là. Il prévoit également la suppression des verrous numériques (DRM) sur les catalogues de la production musicale française et la disponibilité des films en vidéo à la demande en même temps qu'en DVD, soit six mois après leur sortie en salle. L'UFC Que choisir dénonce un rapport décevant, qui fait la part belle à la répression et non à l'innovation.

06.07.2007

Les journaux aussi pâtissent du piratage

medium_le_monde.jpgLa piratage gagne du terrain. Le cinéma, la musique, les jeux et les logiciels ne sont plus les seuls à être frappés de plein fouet par la vague de contrefaçon qui déferle sur internet. Le monde de l'édition est lui aussi désormais pris dans les filets des hackers. Du Figaro à Libération en passant par Le Monde et Le Parisien, tous les journaux nationaux, sans compter certains titres de la PQR, se retrouvent aujourd'hui au format PDF sur les réseaux d'échange de fichiers ou autres serveurs de téléchargement dès leur publication en ligne. Idem en ce qui concerne les magazines et les bandes dessinées. Même si leur mise à disposition illégale prend plus de temps, les pirates devant scanner les pages avant de les envoyer sur la toile. Selon 01net. un site, Ebook Factory, donne plus de «sueurs froides» aux éditeurs que les autres. Ce portail permet en effet d'accéder en un clic à des dizaines de publications. Sa présentation est tellement soignée que l'internaute pourrait se croire sur un espace officiel. «L'intérêt, pour ce kiosque pirate, est de générer des revenus grâce à la publicité. Il reçoit en effet plus de 11 000 visiteurs par jour, d'après l'outil de statistiques Statbrain, et affiche plus de 30 000 pages vues quotidiennes, selon les statistiques du spécialiste Alexa», assure le journaliste Damien Bancal sur 01net. Décidément, les temps sont durs pour les journaux.

25.05.2007

Les pirates vont devoir se méfier...

medium_pirates2.jpgSale temps pour les pirates. Le Conseil d'Etat vient en effet d'annuler «le refus de la CNIL d’autoriser la mise en place de fichiers de recherche et de constatation de contrefaçons sur internet», tout en reconnaissant illégal le procédé consistant à envoyer des messages dits "pédagogiques". En clair, les internautes abusant du téléchargement illégal de fichiers musicaux ne risquent plus de recevoir de courrier d'intimidation mais feraient bien de se méfier: à en croire Le Figaro, les représentants des ayants droits vont désormais tout faire pour pister les fraudeurs. Qui pourraient bien se retrouver au tribunal en moins de temps qu'il ne faut pour cliquer sur une souris. La procédure n'est semble-t-il pas encore arrêtée mais une chose est sûre, le ciel se couvre.

25.03.2007

Le piratage touche de plein fouet l'industrie du jeu vidéo

Un nouvel accessoire, le DSlinker, illustre parfaitement ce phénomène. Il permet de jouer sur Nintendo DS à n'importe quel titre téléchargé sur internet, sans la moindre modification de la console ni bidouille informatique.

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La montée en puissance du piratage ne concerne pas uniquement l'industrie de la musique et celle du cinéma. Le monde du jeu vidéo est également touché de plein fouet. Ce constat est d'autant plus vrai aujourd'hui que, grâce à démocratisation de l'internet haut débit et à la simplification des outils permettant de contourner les différentes protections, il n'a jamais été aussi facile de trouver et de copier des programmes. Parfois bien avant même leur sortie officielle dans le commerce et ce sur n'importe quelle plateforme. Aucun ordinateur ni aucune console ne résiste aux "hackers". Même la Xbox 360 de Microsoft, pourtant présentée lors de sa sortie en décembre 2005 comme inviolable, n'a pas tenu la distance.

Dernier exemple en date illustrant ce phénomène: la sortie fin février début mars d'un accessoire mettant la copie sur DS, la dernière console portable de Nintendo déjà vendue à plusieurs millions d'exemplaires, à la portée de tous, même des néophytes en la matière. Baptisée DSlinker, cette nouvelle bête noire des éditeurs est en fait une cartouche qui permet en un tour de main de profiter de n'importe quel titre téléchargé sur la toile. Même pas besoin de modifier sa machine ou de passer par quelconque manipulation informatique. Le DSlinker, qui sert officiellement à faire fonctionner des programmes conçus par les utilisateurs de la console eux-mêmes, se connecte à un ordinateur par le biais d'un câble USB et accepte, par simple copier-coller, les jeux en provenance des réseaux pirates. La dernière version de cet accessoire, qui sait également lire des films au format DivX et les fichiers audio, embarque jusqu'à 2Go de mémoire. Il peut donc stocker plusieurs dizaines de jeux en même temps. De quoi le promettre à un bel avenir. D'autant que son prix, environ 70€, est très abordable.

Reste qu'il est impossible de trouver un DSlinker au supermarché sur coin. Pour se procurer la bête, le web est une nouvelle fois un passage obligé.

Photo: Photomontage M.L.