23.11.2007

Piratage : repression en plus, DRM en moins

a8652cea71cc1110a9432dbbaa833041.jpgLes pirates n'ont qu'à bien se tenir. Le rapport Oliviennes, rendu aujourd'hui au président de la République, n'est pas tendre avec les adeptes du P2P et autres newsgroups. Le document, qui s'accompagne d'un accord signé par l’État, les professionnels de l’audiovisuel, du cinéma, de la musique et les fournisseurs d’accès à internet (FAI), prévoit notamment la mise en place d’une autorité administrative chargée de superviser la lutte contre le téléchargement illégal. Au menu: envoi de messages d’avertissements aux pirates et, en cas de récidive, suspension, voire résiliation de leur abonnement Internet. Ceux qui font commerce des oeuvres contrefaites devront quant à eux répondre de leur comportement devant la justice. Voilà pour la partie sanction.

Heureusement, l'accord ne s'arrête pas là. Il prévoit également la suppression des verrous numériques (DRM) sur les catalogues de la production musicale française et la disponibilité des films en vidéo à la demande en même temps qu'en DVD, soit six mois après leur sortie en salle. L'UFC Que choisir dénonce un rapport décevant, qui fait la part belle à la répression et non à l'innovation.