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15.11.2008

Carton plein pour les "jeux occasionnels"

azada2.jpgLa casual gaming fait un carton sans précédent. Selon une nouvelle étude de l'Idate, qui sera débattue le 19 novembre lors du DigiWorld Summit de Montpellier, le créneau représente désormais un tiers des revenus de l'industrie des jeux vidéo au niveau mondial. Et devrait atteindre 45 % d'ici 2012. "Le phénomène du casual gaming est à l'origine d'une effervescence généralisée dans le secteur du jeu vidéo traditionnel, mais également dans celui des applications ludoéducatives, de la communication et des médias, explique l'institut. Il promet de nouvelles sources de revenus issues d'une base de joueurs bien plus importante que celle qui constitue la catégorie des hardcore gamers ou joueurs chevronnés."
 
Le casual gaming, c'est le jeu vidéo pour non initiés. Pour tous ceux qui veulent s'amuser sans être un as de la souris ou du joypad. Qui veulent prendre du plaisir sans avaler un manuel de règles épais comme un annuaire ni rester bloqué devant des énigmes insolubles. "Etre un casual gamer, c’est jouer à des jeux vidéos simples d’accès dans un seul but, se détendre. Comme on le ferait avec des mots croisés. En fait, on traduit souvent "casual" par "occasionnel", mais ce terme veut également dire "décontracté". Je pense que ça colle plus au phénomène. Car les amateurs ne sont pas obligatoirement des petits joueurs, la plupart d’entre eux jouent tous les jours !", explique David Mekersa, dont le blog Casualgames.fr est aujourd'hui incontournable sur la toile.
 
Des centaines de titres casual sont désormais disponibles. Tous ou presque fonctionnent sur le même principe : on le télécharge gratuitement, on y joue quelques dizaines de minutes et on passe à la caisse si on veut poursuivre l'aventure. Le jeu doit donc immédiatement être accrocheur. Certains le sont tellement qu'ils se vendent à plusieurs millions d'exemplaires. "Tetris s'est écoulé à plus de 60 millions d'unités depuis 1985. Bejeweled (un casual) a été téléchargé plus de 300 millions de fois entre 2001 et 2007. Il est embarqué sur 50 millions de téléphones mobiles et a généré 100 millions de dollars de chiffre d'affaires", détaille l'Idate. Azada 2, réalisé entièrement par les Montpelliérains de BigFish Games Europe, s'est écoulé en quelques semaines à plus 100 000 exemplaire. Le directeur du studio, Emmanuel Marty, estime qu'il s'en vendra au final près de cinq fois plus. De quoi se frotter les mains d'avoir choisi ce créneau.

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