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27.05.2008

Retour sur l'encyclopédie en ligne Larousse

L'éditeur vient de lancer un portail qui entend tirer parti du sérieux de ses experts et de la richesse potentielle des contributions extérieures. Au menu dans un premier temps : 150 000 articles et 10 000 documents multimédias.

54afa1b65c91aca767c277f932d23c67.jpgLarousse entre de plain-pied dans l'ère du numérique. Alors que Wiképidia bat tous les records d'audience sur internet, l'illustre maison d'édition lance enfin sa propre encyclopédie en ligne gratuite. Au menu : 150 000 articles et 10 000 photos, dessins et autres animations graphiques mis à jour régulièrement. Web 2.0 oblige, cette encyclopédie high-tech entend bénéficier de l'effet communautaire. L'idée est de tirer parti : un, du sérieux des experts de Larousse; deux, de la richesse potentielle des contributions extérieures, produites par les internautes. « Cette double mise à disposition de contenus (éditeur/internautes) est complètement nouvelle aujourd’hui, explique dans un communiqué de presse Isabelle Jeuge-Maynart, Pdg de Larousse. Nous souhaitons faire de Larousse.fr un lieu convivial de partage des connaissances sur internet. » « Nous espérons également identifier de nouveaux experts », ajoute Vivien Chantepie, responsable du marketing multimédia.

Les utilisateurs, après s'être enregistrés, peuvent compléter tel ou tel sujet ou lancer leur propre thème. Ces contributions, basées sur la volontariat, signées et non modifiables, sont ouvertes aux commentaires et disposent d'un code couleur particulier. Objectif : clairement différencier le contenu des internautes de celui estampillé Larousse. Les membres de la communauté disposent d'un espace personnel qui leur permet de se présenter, d’être informé des nouvelles publications dans tel ou tel domaine, de retrouver l’ensemble de leur production et d’être alerté dès qu’une réaction est postée sur un de leurs articles ou photos. De quoi devenir un fidèle en moins de temps qu'il ne faut pour cliquer. D'autant que Larousse pourrait proposer une collaboration officielle à certains spécialistes particulièrement brillants et que l'interface du site est une réussite.

Reste à savoir si ces atouts seront suffisants pour créer le réflexe chez les internautes. Wikipédia, avec ses 660 000 articles en français, dispose d'une sacrée longueur d'avance. Même si le système a montré plus d'une fois ses limites et ses travers.

Google s'y met aussi
Le succès de Wikipédia attise les convoitises. Des "petits" mais aussi des "géants". Comme Google. L'entreprise californienne s'apprête elle-aussi à lancer sa propre encyclopédie en ligne collaborative. Knol pourrait voir le jour en septembre, selon Vivien Chantepie, responsable du marketing multimédia chez Larousse. Les articles seront rédigés par une seule et même personne, clairement identifiée. Les lecteurs auront simplement la liberté de poster des commentaires, que l'auteur pourra éventuellement prendre en compte pour modifier ses écrits. Mais l'idée forte du projet est ailleurs : pour inciter les internautes à partager leur savoir, Google leur permettra de placer de la publicité sur leurs articles... De quoi quoi arrondir les fins de mois des experts dont les publications seront incontournables.

Wikipédia passe au papier
de l'encyclopédie en ligne, qui en compte quelque 700 000. Selon C'est le monde à l'envers ! Le géant des médias allemand Bertelsmann a annoncé qu'il lancerait en septembre la première version papier de Wikipedia. Selon l'AFP, cet ouvrage en un seul volume rassemblera 50 000 articles, sélectionnés pour leur popularité. Tous seront tirés des pages germanophones de l'encyclopédie en ligne, qui en compte quelque 700 000. Pour Beate Varhnhorn, directrice de publication chez BertelsmannLexikon, l'idée est de toucher un nouveau public. On voit mal effectivement les internautes aguerris se servir de pareille publication, vendue une vingtaine d'euros (dont 1 € pour Wikipédia).

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